|
|
la dimension des choses # 1 .2 .3 |
|
|
|
chorégraphie
et interprétation Manuel Chabanis |
|
| l’homme, citoyen du monde est assigné à demeure dans l’espace-temps et échappe pourtant, par la pensée, aux limites du temps et de l’espace. | ||
|
la
dimension des choses.1.2.3 - spaceline
-
durée 20mn
|
||
|
La
mise en scène repose sur un dévoilement à priori
du déroulement spatial ou temporel de chaque solo, et par là
même sur une connaissance “à priori” d’un
devenir scénique qui pourrait être le pendant de la notion
de destin dans la vie réelle, cette connaissance étant
partagée “ici et maintenant” par les danseurs et
les spectateurs. Notre envie de faire ce choix de mise en scène et notre intuition de sa pertinence résultent tout autant de la mise en oeuvre de différentes réflexions et interrogations sur ces notions pour le moins emblématiques d’espace et de temps que du désir d’éprouver la résonance de l’instauration de “règles du jeu” déclarées entre nous, acteurs de notre proposition, et le public, acteur de sa présence avec nous. Tout d’abord, il s’agit de composer avec la notion de “rendez-vous” au sens ou chaque solo est présenté comme une suite de rendez-vous avec le public, que ces rendez-vous soient d’ordre spatial ou temporel. Dans un premier temps, cette “forme” donnée à chaque solo nous semble susceptible d’instaurer d’emblée un lien plus intime entre les danseurs sur le plateau et le public dans la salle, en jouant sur la notion commune et populaire du rendez-vous. En deuxième approche, ces points de rendez-vous définissent des intervalles que l’on pourra assimiler à des temps de “suspense”, à tous les sens du terme. Du point de vue dramaturgique, s’installe naturellement le “que va t-il se passer” ou plus précisément un “comment cela va t-il se passer” propre à modifier l’attention ou la tension entre les deux espaces plateau et salle. D’un point de vue plus sous-jacent, ce “suspense” joue sur la notion d’attente et crée un “suspens” ou un temps différent, propre à modifier l’état de perception du public et l’état de présence des acteurs du plateau. D’un autre point de vue, notre choix est très clair d’utiliser pour définir ces scripts spatial et temporel les notions les plus communes d’espace et de temps. Le script spatial est sous-tendu par des points définis dans le plan cartésien du plateau et le script temporel est défini par une échelle de temps mesuré, inscrite dans le temps de la représentation. Ces codes imposés, issus de la vie réelle, nous semblent susceptibles de susciter, tant chez les danseurs sur le plateau que chez les spectateurs une interrogation légitime sur le choix possible de rester “soumis” à ces “repères” ultra conventionnels et reconnus par tous ou de se laisser basculer dans un espace-temps plus personnel et plus intime ou chacun pourra redéfinir ses propres mesures de l’espace et du temps, en relation directe avec le dialogue intime entre ses perceptions de l’environnement extérieur et ses sensations intérieures. |
||
|
||
|
||