Youtci
Erdos a conçu “collection permanente” comme une
visite d’ “objets”* porteurs de mémoire,
de devenir, d’univers intimes et collectifs à la fois.
La création musicale et sonore de Manuel Chabanis intègre
des sons collectés à Villard Reculas (résidence
en Oisans “On n’arrive pas les mains vides”) et
quartier St Laurent à Grenoble (résidence CCSTI de Grenoble),
ainsi que des fragments de textes écrits par Jean-Olivier Majastre,
anthropologue, comme une mise en résonance d’histoires
passées, présentes et à venir.
Quatre danseurs au plateau incarnent ces élans de vie, avec
l’envie de retrouver l’exigence, le plaisir, peut être
un sens à la danse.
Un technicien manipule des “objets”, des projecteurs,
des cadres, fenêtres sur ces mondes intimes, à la fois
miroirs et écrans où sont projetées images et
lumières de la pièce.
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Image
ilan ginzburg / www.murblanc.org |

Image
Ilan Ginzburg murblanc.org
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Distribution
et complices
4
danseurs - Karine Bourgeois, Manuel Chabanis, Youtci Erdos,
Florent Ottello
2 techniciens
Jo-hanna Moaligou, Guillaume Jargot
1
socio-anthropologue Jean-Olivier Majastre,
des
objets, des sons, des images et des gens.
Dispositif
scénique
Un peu à l’image du “placard-bidouille” roulant
et truffé de lumières (création de Jo-hanna Moaligou
pour “la dimension des choses .4” en 08), les objets butinés
sont détournés pour créer l’univers visuel,
lumineux. Des étapes de travail jalonnent cette aventure, l’incluant
ainsi et là, dans le temps et la continuité.
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Dans
le cadre du projet Collection permanente, nous avons travaillé
sous le regard d’un anthropologue,
Jean-Olivier Majastre, lors d’une première résidence
au CCSTI de Grenoble / La Casemate.
Dans ce cadre, il a analysé l’ensemble du “protocole
de création”, depuis la collecte des objets jusqu’à
leur transformation et leur implication scénique, le sens de
cette seconde vie, la résonance de l’ensemble pour les
individus impliqués dans le micro-système socio-économique
naturellement mis en place par le processus de création.
Le processus de “Collection permanente” aboutit à
la réalisation de spectacles, qui ont eu lieu dans un premier
temps dans le cadre des Rencontres-I Biennale Arts-Sciences 2009 par
l’Hexagone scène nationale
de Meylan, au CCSTI de Grenoble (en extérieur), au Pacifique
I CDC Grenoble et au CCN fe Grenoble /
JC Gallotta. Les étapes de collectes ont eu lieu dans le cadre
d’une résidence au CCSTI Grenoble, entre
le 22 mars et le 20 septembre 09.
Dans
un deuxième temps, la compagnie souhaite confronter le même
protocole de création à des
conditions initiales différentes, c’est à dire
dans d’autres lieux, au sens plus global du terme
(géographique, humain, social, intime, …) : “déplacer
la ruche” sous d’autres cieux, d’autres regards.
Dans
cet objectif, la Cie Scalène a créé la pièce
dans une version "hors les murs", à l'issue d'un
temps de résidence (avec l'ensemble du processus de collecte)
en Oisans - festival “On n’arrive pas les mains vides”
à Villard Reculas en août 2010. Cette proposition hors
les murs est sans cesse adaptée aux lieux. Enrichie de nouvelles
rencontres, la pièce hors les murs nourrit "collection
permanente" (en salle).
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| Origine
du projet
Postulat
1 :
butiner
[ bytine ]
butiner verbe transitif
Définition
:
1. explorer (une fleur) pour prendre le pollen ou le nectar
(les abeilles butinent les fleurs)
2. recueillir (des éléments) par une recherche patiente
Synonyme:
glaner, collecter (les journalistes ont réussi à butiner
quelques informations)
Très
clairement, l'action de butiner revêt, pour l'abeille un caractère
de vie ou de mort évident. C'est une action nécessaire
à la survie de la colonie. Dans n'importe quel environnement,
elle entamera cette action et recueillera par une recherche patiente,
collectera, les éléments nécessaires à cette
survie.Imaginons une compagnie chorégraphique placée dans
un nouvel environnement…
Imaginons
une compagnie chorégraphique placée dans un nouvel environnement…
la
survie d'une compagnie chorégraphique réside en sa capacité
à créer des pièces chorégraphiques.
Postulat
2 : la compagnie chorégraphique
décide, dans ce nouveau contexte, d'assurer sa survie en adoptant
le comportement des abeilles.
En
conclusion, la compagnie entame une recherche patiente, dans ce nouvel
environnement, afin de recueillir les éléments nécessaires
à la création d'une pièce chorégraphique. |
2009
premiere residence et collectes
Dans
le cadre du festival des Rencontres-I 2009, la cie scalène a
investi un des sites choisis pour l'installation d'une des ruches du
"programme" et a réuni sur places le maximum d'éléments
nécessaires à la création de la pièce "collection
permanente". Ces éléments ont été humains
(témoignages, petites histoires, coups de main) et matériels
(images, sons, objets, odeurs, goûts, autres).
Comme chez les abeilles, ce "butinage" est très fortement
orienté, sous-tendu par la notion de survie, dans toutes ses
nuances d'expression possibles.
En effet, si l'on poursuit un parallèle avec l'univers des abeilles,
notre vision anthropomorphique du butinage à conféré
à cette action de survie un caractère ludique et bucolique
qui nous la fait associer à des instants légers et insouciants.
De
la même manière, nous aimons à croire qu’
à l’echelle humaine, la notion de survie, si dramatique
soit elle, repose également sur un élan de vie, une aspiration
au bonheur qui nous fait espérer qu'à force de glaner
et de collecter, peut-être trouverons nous un jour autre chose
que du pouvoir d'achat. |
Soutiens
: ADAMI, Région
Rhône-Alpes, Conseil Général de lIsère,
ville de Grenoble, CCN de Grenoble / JC Gallotta dans le cadre de
l'accueil studio 09, CCSTI / La Casemate de Grenoble,
MC2 : Maison de la Culture de Grenoble, festival "on n'arrive
pas les mains vides" - Villard Reculas, Intracom prestataire
audiovisuel.
Remerciements (prêt de studios) :
MC2 Grenoble, CCN de Grenoble, Pacifique/CDC Grenoble.
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